Le pardon

La magie de l’écriture

L’écriture est magique. Nous pouvons l’utiliser pour mieux nous connaitre, découvrir les causes de nos blocages, dissoudre nos émotions négatives, transformer des croyances, concrétiser nos désirs, se connecter à notre sagesse intérieure, recevoir des réponses, se relier à nos guides, faire des demandes à l’univers, etc…. c’est sans fin.

Le vrai secret de l’écriture magique est d’écrire tout ce qui nous vient à l’esprit sans filtre, sans rien censurer, écrire tout tel quel, sans rien modifier.

Si nous laissons nos pensées venir les unes après les autres et que nous les notons sans rien censurer alors naturellement notre subconscient va s’ouvrir et délivrer ses messages. Nous n’avons pas besoin de construire des phrases correctes, si « des gros mots » viennent alors nous les écrivons tels quels, si c’est une suite de mots sans phrase c’est OK, si le même mot revient 10 fois alors nous l’écrivons 10 fois. Il s’agit d’une écriture intuitive, naturelle, sans jugement, sans contrainte ni d’orthographe ni de grammaire, nous déposons tout simplement nos pensées sur le papier, toutes nos pensées sans exception et telles qu’elles nous viennent à l’esprit, comme une rivière qui s’écoule et qui se fiche du « qu’en dira-t-on ».

Nous ne savons pas où la rivière va nous mener, nous ne connaissons pas à l’avance ses méandres, ses havres de paix ni ses turbulences, mais nous acceptons d’entrer dans son flux sans retenue, sans fausse pudeur, tel que nous sommes, en toute authenticité, dans notre nudité absolue. Et c’est là que la magie opère. Le mouvement de la main qui écrit, ralentit naturellement nos pensées, elles se calment, acceptent de s’étaler sur le papier et se révèlent à nous-même. Nous les découvrons en même temps que nous les écrivons et puisqu’il n’y a aucune censure, elles osent se montrer.

Nous croyons connaitre nos pensées mais c’est un leurre. Notre mental ne nous donne qu’un nombre restreint de pensées et toujours les mêmes qui tournent en boucle dans notre tête. Mais il y a bien d’autres choses derrière ces pensées qui nous envahissent et semblent occuper tout notre espace intérieur. En écrivant nous découvrons l’envers du décor, nous découvrons toute la richesse de notre monde intérieur, nous découvrons des pensées insoupçonnées. En laissant le flot s’écouler au rythme de notre écriture, nous sommes surpris de la diversité de notre monde intérieur.

Voici 3 exemples où la magie de l’écriture peut s’opérer.

Pour changer de regard sur un problème et trouver des solutions : Au lieu de laisser certaines pensées négatives tourner en rond dans notre tête, les écrire telles qu’elles viennent, permet de les observer, de prendre du recul, de s’en détacher. En écrivant nous ralentissons le rythme de nos pensées, des prises de conscience arrivent et nous mènent naturellement dans l’espace des solutions.

Pour libérer des émotions : Ecrire ce que nous ressentons librement sans censure, permet de vider les charges émotionnelles de notre esprit et un profond soulagement se fait. Si nous continuons d’écrire nous allons accéder à des couches plus profondes de notre être, nous allons pouvoir rencontrer notre enfant intérieur qui porte la blessure qui s’est réactivée au travers de l’émotion; nous allons comprendre ses besoins et pouvoir le réconforter.

Pour concrétiser nos désirs : Ancrer nos désirs par l’écriture permet de mieux ressentir leur énergie. Nous pouvons écrire comme si nous étions en train de les réaliser pour amplifier leur vibration, créer la réalité que nous souhaitons faire venir à nous et la ressentir pleinement. En effet les lois de la manifestation se basent non pas sur nos pensées volatiles qui tournent dans notre tête mais sur le ressenti des nouvelles vibrations que nous souhaitons vivre dans notre réalité.

Voilà 3 exemples d’écriture magique mais tout, absolument tout peut s’écrire pour se révéler, se transformer ou se réaliser.

Bien sûr au début cela demande quelques essais pour oser se lancer en toute liberté et pour dépasser notre propre censure. Mais très vite nous en ressentons les bienfaits. L’écriture magique est simple, puissante et elle nous transforme.

Une illusion spirituelle

La spiritualité peut nous emmener dans de nombreuses illusions : fuir notre réalité quotidienne ou ne pas assumer la responsabilité de notre vie ou espérer être sauvé sans traverser nos parts d’ombre ou que les anges, les guides de lumière fassent le travail à notre place ou être plus intelligent que les autres ou avoir des pouvoirs supérieurs…etc.

Ici, j’ai envie de partager avec vous une autre illusion assez répandue, qui est de croire qu’une fois bien aligné, bien relié dans notre verticalité aux plans supérieurs de conscience, nous n’aurons plus d’émotions qui viendront nous bousculer, nous ramener à notre condition humaine, à notre vulnérabilité.

Alors nous sommes assidus pour méditer, faire des exercices spirituels, recevoir des soins, voire contacter des vies antérieures, communiquer avec nos guides spirituels, nous accrochant à l’illusion de dépasser, transcender notre pauvre réalité humaine.

Ce que nous cherchons à fuir dans ce cas ce sont surtout nos émotions : nos peurs, nos manques, nos tristesses, nos colères enfouies. Nous ne jurons que par l’Amour inconditionnel pour mieux fuir nos manques d’amour humain, nos blessures d’amour que nous portons depuis notre tendre enfance.

Mais la spiritualité ne sert pas à fuir quoi que ce soit, ni à transcender quoique ce soit. Elle permet au contraire de mieux vivre son quotidien, elle est là pour nous rappeler notre origine divine, nous rappeler que nous sommes des êtres divins venus faire des expériences dans un corps dense sur Terre. Elle est là pour nous aider à accueillir toutes ces expériences que nous vivons, agréables ou désagréables. Elle nous donne de la force pour traverser des situations parfois difficiles, pour mieux les comprendre et mieux intégrer les leçons que nous pouvons en tirer.

Elle est là pour nous aider à vivre notre incarnation sans rien fuir de ce que nous expérimentons à l’intérieur de nous comme à l’extérieur. Elle nous rappelle que l’extérieur que nous vivons n’est que le reflet des vibrations que nous portons en nous. Nos croyances, nos émotions créent notre réalité. Nous avons à prendre soin de ce qui se passe en nous et laisser la situation extérieure être ce qu’elle est.

Que ce passe-t-il en nous? est toujours la 1ère question à se poser quelque soit la situation extérieure : que ressentons-nous? quelles sensations notre corps nous donne-t-il? quelles émotions sont soulevées par la situation? Et là à partir de cette prise de conscience, la spiritualité peut nous aider à accueillir ces émotions, à débusquer ces croyances négatives que notre mental alimente sans cesse. La méditation nous aide à calmer notre mental, à nous poser dans notre cœur et à accueillir ce qui se passe en nous. Les anges ou guides spirituels peuvent nous guider sur ce chemin, nous inspirer un thérapeute pour nous aider à accueillir l’enfant blessé en nous. Des soins peuvent nous aider à nous libérer énergétiquement en complément de ce travail intérieur.

Prendre soin de notre enfant intérieur, l’écouter, lui donner ce qu’il n’a pas reçu (amour, sécurité, bienveillance, reconnaissance, douceur, …) est nécessaire si nous voulons guérir nos manques d’amour, guérir nos difficultés à vivre et pour que s’ouvre devant nous un chemin plus joyeux et plus libre.

Nos expériences terrestres sont là pour nous faire grandir, pour nous faire évoluer, toujours vers plus d’amour de nous-même, vers la reconnaissance de qui nous sommes vraiment et de notre propre puissance d’être.

Nos zones de confort

Nous avons des zones de confort dans tous les domaines de notre vie. Une zone de confort c’est une zone de repos et nous avons besoin régulièrement de créer des zones de repos dans lesquelles nous pouvons nous poser et goûter à une situation stable et connue. Et c’est parfait. Nos zones de confort dans lesquelles notre joie de vivre est présente, sont des espaces chaleureux et accueillant pour les autres, des espaces où nous nous sentons libre, où nous pouvons nous ressourcer et nous épanouir.

Mais nos zones de confort peuvent aussi devenir enfermantes, tristes, monotones, stériles. Plus rien de joyeux ne s’y passe, nous ne grandissons plus, nous stagnons, pire nous rétrécissons, nous déprimons en ressassant le passé et en ayant peur de l’avenir. Ce sont des habitudes qui nous sécurisent quand bien même elles sont devenues difficiles à vivre.

C’est une zone dans laquelle nous avons décidé de nous arrêter, un espace de vie autour duquel nous avons mis des limites, des barrières mentales.

Dans notre vie affective, que nous soyons seule ou en couple, le statuquo peut nous sembler préférable à l’inconnu du changement, la peur du quand-dira-t-on, la peur de ne pas savoir faire autrement, la peur de souffrir, la peur de perdre le peu que nous ayons, la culpabilité etc…. Nous étouffons notre désir pour sembler « raisonnable ».

Dans notre vie professionnelle, même si nous souffrons, nous préférons souffrir de cette souffrance que nous connaissons, plutôt que de changer. Nous connaissons notre souffrance, nous nous y sommes habituées petit à petit, nous nous sommes adaptées, voire suradaptées et nous raisonnons pour nous persuader qu’il n’y a pas d’autre solution.

Nous tenons à notre lieu de vie, nous y sommes accrochées, nous n’en changerions pour rien au monde, même si nos voisins nous dérangent de plus en plus, même si on construit une autoroute juste à côté. Nous avons choisi notre maison, nous l’avons investie, décorée, aménagée à notre goût et nous refusons les signes que la vie nous envoie pour nous faire changer. Nous empruntons toujours le même chemin par peur de nous perdre ou de faire des mauvaises rencontres, nous nous déplaçons de moins en moins et dans un périmètre toujours plus restreint.

Nous avons arrêté de travailler pour élever nos enfants ou suite à un burn-out et nous décidons de démissionner, de rester à la maison ou au chômage ou même sans revenu. D’un seul coup le monde du travail nous semble effrayant, nous avons oublié nos compétences, nos talents, la joie de partager avec des collègues. Nous ne voyons plus que les difficultés, les contraintes, les échecs, alors nous ne voulons plus faire l’effort de sortir de cette facilité et nous abandonnons l’envie de partager nos qualités, de transmettre nos savoir-faire.

La peur, la peur et encore la peur.

La peur vient de notre cerveau reptilien, ce cerveau qui nous fait croire que si nous sortons de notre caverne nous allons rencontrer un mammouth (dixit un québécois dont j’ai oublié le nom).

Ce cerveau reptilien qui ne sait gérer que notre survie biologique. Ce cerveau qui nous considère comme des animaux en survie, qui nous fait oublier que nous sommes des êtres de désirs avant tout, des êtres qui avons besoin de relations pour nous épanouir, qui avons besoin de découvrir, de partager, de transmettre, de grandir … de vivre! La peur nous empêche de prendre le moindre risque. La peur nous fait croire que nous n’avons pas assez d’énergie pour changer, pas assez de compétence, pas assez d’envie, pas assez d’argent, que nous sommes trop vieux, trop malades, trop faibles, trop occupés. La peur nous fait croire que nous n’avons pas le droit d’être heureux, pas le droit d’être au centre de notre vie, pas le droit de prendre des risques, pas le droit de rater, pas le droit de décevoir, pas le droit de passer en premier…

Nous avons chacun et chacune nos barrières mentales, ces histoires « rationnelles » que nous nous racontons pour ne pas changer, pour ne pas voir que la peur nous domine et gouverne notre vie.

Bien sûr il ne s’agit pas de sauter dans le vide sans parachute, il s’agit déjà de prendre conscience des endroits dans notre vie où nous nous sommes laissées enfermées à notre insu, où nous avons cru aux histoires effrayantes que notre cerveau reptilien nous raconte. Puis de faire un premier pas, un petit pas, d’oser en conscience changer un détail de l’histoire.

Puis un deuxième petit pas…puis un troisième et là, à notre insu, nous y prendrons goût et nous retrouverons petit à petit le goût de la vie, de la découverte.

Certes nous aurons pris un risque et nous serons quelques temps dans l’inconfort de l’inconnu, mais nous avons la capacité de traverser cet inconfort et de redécouvrir la joie d’être en vie.

Nous prenons bien plus de risque en ne bougeant pas, car tôt ou tard, la vie (les circonstances) viendra nous bousculer dans cette zone même où nous croyons être à l’abri de tout. En effet, la vie est mouvement, la vie est changement et si nous refusons ces mouvements, ils nous seront imposés et parfois malheureusement de façon brutale.

Alors osons vivre, osons changer ces histoires qui nous maintiennent dans la survie. Commençons par un premier pas facile, puis un autre un peu plus difficile et encore un suivant inconfortable et encore et encore. Pas à pas nous pouvons apprivoiser cet inconfort de l’inconnu, nous en avons la capacité tous quelque soit notre situation de départ.

Alors osons vivre, ayons l’audace de vivre, comme le disait Arnaud Desjardins et le sourire renaitra sur notre visage.

Masculin/Masculin Sacré

Comme le Féminin, le Masculin est à la fois une énergie et un état de conscience.

C’est une énergie d’action, de dynamisme, de mouvements, d’élans.

Une énergie qui nous relie au monde extérieur, à notre environnement, à l’expression de soi.

C’est l’ élan de vie qui nous propulse et nous fait agir. C’est l’envie de réaliser des projets, de parcourir le monde, de se réaliser, de découvrir les autres et de partager avec eux. Le Masculin est là pour poser un cadre, une structure solide qui protège le Féminin, il peut contenir les émotions du Féminin pour les laisser s’exprimer en toute sécurité. Il est dans l’engagement et la discipline pour mettre ses qualités au service de la Vie. Ainsi le positionnement du Masculin est le don. Il s’exprime par : j’œuvre pour servir, j’œuvre pour me réaliser, j’œuvre pour partager.

Dans la continuité des qualités du Masculin, le Masculin Sacré est la conscience du Divin dans toute action, c’est permettre au Divin d’être aux commandes de notre vie.

Le Masculin Sacré laisse le Divin le traverser pour agir.

Mais notre société patriarcale a blessé notre Masculin, elle l’a déconnecté de son essence, le rendant arrogant ou inhibé. Elle encourage un Masculin qui confond la puissance et la violence, elle a insufflé la peur et le manque qui nous poussent à détruire la nature pour posséder toujours plus. Alors notre Masculin ne parvient plus à s’exprimer dans la stabilité intérieure et nous hurlons et gesticulons croyant nous faire obéir. Notre éducation valorise un Masculin dans la logique et la rationalité qui méprise le Féminin, les ressentis, l’intuition, au lieu de le servir. Les principales blessures que porte notre Masculin sont : le rejet, l’injustice, la culpabilité, l’inhibition, l’impuissance.

Nous avons donc à guérir les blessures de notre Masculin, à le reconnecter à notre intériorité, à notre Féminin. Le pôle féminin en nous et le pôle masculin doivent s’unir pour nous permettre de retrouver notre complétude, notre unité et une vie fluide, inspirée et épanouissante. Pour cela un chemin de pacification de nos blessures et de réconciliation avec nous-même est nécessaire. Nous avons à accepter de nous placer en premier dans notre intériorité pour nous sentir aimés par la vie, écouter notre intuition puis laisser notre Masculin agir.

Même si dans notre vie quotidienne le Féminin et le Masculin ne sont pas aussi distincts que je vous le propose ici, néanmoins il est intéressant de les séparer pour mieux comprendre les dynamiques à l’œuvre dans nos vies et dans la société. Cette distinction permet de rééquilibrer chacun des deux pôles sans que l’un ne prenne le pouvoir sur l’autre.

Il s’agit de distinguer pour mieux réunir ensuite ces deux aspects de nous-même dans l’équilibre et l’harmonie.

Nous pouvons alors créer notre vie depuis nos richesses intérieures et non plus en subissant le poids de la société et de l’inconscient collectif.